Un fils de notre temps d’Ödön von Horváth

création 2017

affiche-un-fil-loupweb2 « Être en phase avec notre temps. Voilà la motivation qui nous a conduits à choisir cette oeuvre, une motivation qui surpasse peut-être toutes les autres et qui n’est pas étrangère à la démarche de la compagnie.

Le roman de Horváth aborde la question de l’embrigadement. C’est l’histoire d’un très jeune homme qui, ne distinguant pas les contours de son avenir, va se tourner vers des actes et des idéologies les plus extrêmes en pensant y trouver son salut.

Il faut que j’écrive ce livre.
Ça urge, ça urge !

écrivait Horváth à un ami en 1937, alors que l’idéologie nazie envahissait l’Europe. En ces temps troublés par le fanatisme et le terrorisme qui recrutent leurs adeptes parmi les êtres les plus fragiles de nos jeunes générations, il devient urgent en effet de réaffirmer que le seul fanatisme qui soit tolérable chez tout homme, c’est celui qui l’invite sans relâche à ne faire usage que des armes de son esprit.
Outre le propos dont nous venons de signaler l’actualité et la perspicacité, ce qui a retenu notre attention dans ce récit (sorte de soliloque intérieur décrivant les différentes étapes qui ont marqué la prise de conscience du héros), c’est l’univers fantasmatique de celui-ci. Un univers parallèle, peuplé de monstres de foires, de nains, d’animaux et d’êtres difformes. Un univers peuplé aussi de femmes comme autant « d’animaux étranges », désirables ou insaisissables et qui ont une importance considérable dans le roman. Un univers habité également de rêves étranges et obsédants, de fantasmes ou de visions, de manques cruels…

Ainsi donc, la perspective politique et historique du récit est traversée continuellement par des fulgurances poétiques et intimes de toute beauté, que seul le roman dans sa forme originelle est capable de restituer. Aussi, il n’est pas question pour nous d’en faire une adaptation pour le théâtre. Il s’agit de restituer l’intégralité du texte dans sa forme originelle afin d’en apprécier toutes les finesses et de lui offrir un environnement sensoriel en faisant appel à des artistes illustrateurs (sons, musiques, images, graphismes, ombres, lumières, mouvements…).

Ainsi, pris dans son intégralité, l’objet scénique oscillerait entre roman graphique et roman sonore.

A l’inverse de la bande dessinée où le texte et la pensée des personnages figurent dans des bulles, ici, le texte, le soliloque intérieur proféré, viendrait à être ponctué par des cases graphiques ou sonores, comme autant de fulgurances mentales, de visions fantasmatiques, oniriques ou décalées à l’instar du désordre mental qui caractérise le personnage du récit.

Il s’agit donc de proposer une scénographie du désordre, signe des sauts et des contradictions de se sa conscience. »

LA STRADA

 

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Extraits du spectacle :

 

Photos : résidence de création à l’Espace Gérard Philipe – novembre 2016

dsc_0080dsc_0078dsc_0067Résidence de création - novembre 2016


Distribution
 
Avec : Elise Boual, François Cancelli, Géry Clappier, Théo Cancelli

Mise en scène : Catherine Toussaint
Lumières : Sylvain Niémaz
Musique : Uriel Barthélémi, assisté de Théo Cancelli
Scénographie et costumes : Gingolph Gateau

Construction : François Cancelli
Vidéo et iconographie : Elise Boual et Josepha de Vautibault
Collaboration artistique : Paola Piccolo


Co-production : 
La Strada compagnie / Espace Gérard Philipe de St-André-les-Vergers / MPT de Bar-sur-Aube / MPT de Brienne-le-Château

Avec le soutien de la DRAC Alsace – Champagne-Ardenne – Lorraine, de la Région Grand-Est et de la Ville de Troyes

 
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